De multiples canaux de diffusion permettent aujourd'hui d'accéder aux films et aux séries américains : chaînes de télévision linéaires ou à la demande, services de SVOD, télévision de rattrapage, etc. Mais il existe un autre marché beaucoup moins accessible, tant en termes de consommation que de relais médiatiques : celui de l'audiovisuel européen. C'est justement tout l'objet de la programmation d'Eurochannel, chaîne privée qui se propose de diffuser « le meilleur de l'Europe ». Pour en parler, nous recevons son vice-président commercial et marketing international, Joseph de Monvallier.

Quiconque aime les séries américaines n’a plus que l’embarras du choix pour satisfaire ses envies : depuis le tournant du millénaire, elles accaparent les écrans français et malmènent les quotas de programmes européens imposés aux chaînes du service public. Mais qu’en est-il du marché européen ? Hormis les productions anglaises et nos créations locales, elles peinent à se frayer un chemin jusqu’à nos écrans de télévision. Cependant, la donne est peu à peu en train de changer, notamment sous l’impulsion d’Arte qui a décidé depuis quelques années de mettre l’accent sur les séries venues de toute l’Europe qui valent le détour. Dans la foulée, Eurochannel a pris l’option de se consacrer exclusivement à des programmes européens (films, séries, concerts, magazines, etc.) diffusés tout au long de l’année en version originale sous-titrée, en flux ou à la demande.

Joseph de Monvallier nous présente la chaîne et revient avec nous sur la configuration du marché européen : son contenu (dont nous avions dressé un panorama non exhaustif en janvier 2013), ses conditions d’accès, le public auquel il s’adresse, la concurrence qui s’y exerce, ou encore le rôle qu’y jouent les festivals. Comment se positionner par rapport à des offres de catalogue comme Netflix ou CanalPlay ? La programmation européenne se fonde-t-elle uniquement sur des effets de mode, ou s’établit-elle de manière pérenne ? La volonté de mettre en avant des programmes européens ne risque-t-elle pas confiner à la « survente » de créations par ailleurs assez banales ? Un festival comme Séries Mania doit-il être considéré comme un porte-voix bénéfique, ou une forme de concurrence ?

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