Après avoir retracé l'histoire de l'horreur à la télévision américaine, nous vous proposons aujourd'hui d'ausculter les entrailles du genre à travers deux axes principaux : son rapport au médium télévisuel, et les formes narratives sérielles qu'il peut explorer. Le « cadre » (au sens propre) du petit écran impose en effet des limites en termes de monstration, tout en étant soumis à des éléments perturbateurs qui n'ont pas (trop) leur place dans une salle de cinéma. En outre, une série peut adopter de multiples formats qui auront un impact décisif sur son pouvoir anxiogène : mini-série, formula show (avec le « monster of the week »), anthologie reconfigurée, voire désormais feuilleton.

Toujours en compagnie de Joël, coauteur (avec Amandine Prié) d'un essai intitulé Créatures ! Les monstres des séries télé (Les moutons électriques, oct. 2012), nous refermons ce dossier consacré à l'horreur à la télévision américaine en tentant de définir à chaud les grandes peurs de la décennie écoulée, tout en observant les progrès réalisés dans le domaine des effets spéciaux et des conditions de tournage. Certaines séries, comme Hannibal, démontrent qu'il n'est pas nécessaire de disposer du budget le plus important pour obtenir un rendu visuel et sonore largement au-dessus de la moyenne ; c'est sans doute un exemple à suivre.

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