Gérard Delassus - Élucubrations pianistiques - vol. 1

by Gérard Delassus

Gérard Delassus est né en 1935 dans le Pas-de-Calais.

Pour ses douze ans son oncle, marchand de TSF, lui offre un fer à souder. Il bricole son premier poste à galène, l'électronique ne le lâchera plus.

Trois ans de piano avec un professeur adepte de la manière forte le détournent provisoirement de la musique, malgré un superbe prix d'honneur en 1948 dans un petit concours local. Une guitare le ramènera dans le droit chemin, en autodidacte cette fois.

Gérard monte à Paris à 18 ans, en 1953, avec sa guitare et quatre chansons, à l'assaut de ce qu'on n'appelait pas encore le Showbiz. Il pose son sac à Montmartre, où il débute en faisant la manche dans les bistrots de la Butte, sous le pseudonyme de Gérard Dulac.

Après quelques vagabondages dans divers cabarets des deux rives, il rencontre un autre montmartrois d'adoption, le compositeur Michel Magne. Il devient son assistant, et apprend à ses côtés les rudiments du métier d'orchestrateur.

La convergence des pratiques musicale et électronique le conduira à s'orienter vers le métier d'ingénieur du son.

De la musique il glisse vers la prise de son cinéma, et intègre à partir de 1965 la grande tribu des intermittents du spectacle.

En 1969 Michel Magne lui demande de concevoir et mettre en œuvre un studio d'enregistrement, dans une aile de son château d'Hérouville. Gérard en devient le premier ingénieur du son. Au bout de deux ans la nostalgie du nomadisme le reprend et il quitte Hérouville.

Au gré des tournages, ses pérégrinations vont l'emmener aux quatre coins du monde. Il collabore à de nombreuses productions, avec entre autres Jacques Doillon, François Reichenbach, Moumen Smihi, Guy Gilles, Serge Moati, Orson Welles, et Jean Rouch, avec qui Gérard fera plusieurs séjours au Niger, où il assurera pour l'Unesco des missions de formation de techniciens.

Pierre Barouh, autre vieux copain de la Butte, lui confie le soin de moderniser les installations techniques du studio Saravah. Gérard en tiendra aussi la console, le temps de quelques enregistrements avec Brigitte Fontaine, Areski, Jacques Higelin, Mahjun, Jean-Roger Caussimon, Nana Vasconcellos, David McNeil ...

Gérard retourne à l'intermittence, et continue son va-et-vient entre deux mondes, naviguant entre les tournages de films, les studios de musique et les audis de mixage cinéma, puis se reconvertit dans la vidéo pro, pour assurer pendant sept ans la direction technique d'une société de maintenance et de prestations de services. La cessation d'activité de cette entreprise lui donnera l'occasion de revenir à la musique, avec l'aide des outils que la technologie contemporaine et l'informatique mettent à sa disposition.

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Gérard Delassus est né en 1935 dans le Pas-de-Calais.

Pour ses douze ans son oncle, marchand de TSF, lui offre un fer à souder. Il bricole son premier poste à galène, l'électronique ne le lâchera plus.

Trois ans de piano avec un professeur adepte de la manière forte le détournent provisoirement de la musique, malgré un superbe prix d'honneur en 1948 dans un petit concours local. Une guitare le ramènera dans le droit chemin, en autodidacte cette fois.

Gérard monte à Paris à 18 ans, en 1953, avec sa guitare et quatre chansons, à l'assaut de ce qu'on n'appelait pas encore le Showbiz. Il pose son sac à Montmartre, où il débute en faisant la manche dans les bistrots de la Butte, sous le pseudonyme de Gérard Dulac.

Après quelques vagabondages dans divers cabarets des deux rives, il rencontre un autre montmartrois d'adoption, le compositeur Michel Magne. Il devient son assistant, et apprend à ses côtés les rudiments du métier d'orchestrateur.

La convergence des pratiques musicale et électronique le conduira à s'orienter vers le métier d'ingénieur du son.

De la musique il glisse vers la prise de son cinéma, et intègre à partir de 1965 la grande tribu des intermittents du spectacle.

En 1969 Michel Magne lui demande de concevoir et mettre en œuvre un studio d'enregistrement, dans une aile de son château d'Hérouville. Gérard en devient le premier ingénieur du son. Au bout de deux ans la nostalgie du nomadisme le reprend et il quitte Hérouville.

Au gré des tournages, ses pérégrinations vont l'emmener aux quatre coins du monde. Il collabore à de nombreuses productions, avec entre autres Jacques Doillon, François Reichenbach, Moumen Smihi, Guy Gilles, Serge Moati, Orson Welles, et Jean Rouch, avec qui Gérard fera plusieurs séjours au Niger, où il assurera pour l'Unesco des missions de formation de techniciens.

Pierre Barouh, autre vieux copain de la Butte, lui confie le soin de moderniser les installations techniques du studio Saravah. Gérard en tiendra aussi la console, le temps de quelques enregistrements avec Brigitte Fontaine, Areski, Jacques Higelin, Mahjun, Jean-Roger Caussimon, Nana Vasconcellos, David McNeil ...

Gérard retourne à l'intermittence, et continue son va-et-vient entre deux mondes, naviguant entre les tournages de films, les studios de musique et les audis de mixage cinéma, puis se reconvertit dans la vidéo pro, pour assurer pendant sept ans la direction technique d'une société de maintenance et de prestations de services. La cessation d'activité de cette entreprise lui donnera l'occasion de revenir à la musique, avec l'aide des outils que la technologie contemporaine et l'informatique mettent à sa disposition.